Alimenter le débat public avec des indicateurs pertinents

L'Observatoire fournit tous les trimestres des indicateurs concernant ...


Lire la suite...

Volume des raccordements sur le marché résidentiel

Par trimestre de 2010 à 2011, en France continentale


Lire la suite...
12
Share

L’actualité du 2ème trimestre 2017 : après avoir atteint des niveaux très bas, le volume de raccordement connaît enfin une reprise



Le volume de raccordement au 2ème trimestre 2017 s’établit à 220 MW, dont 50 MW avec un projet important se raccordant sur le réseau de transport. Ce volume est très supérieur à celui du trimestre précédemment et supérieur à celui du 2ème trimestre 2016.

 

Ce 2ème trimestre est marqué :
  • par une hausse continue du segment des installations domestiques (<9 kW) avec un niveau assez faible (23 MW), 
  • par une nouvelle hausse du segment des moyennes toitures (9 à 100 kW) qui, depuis son décrochage fin 2015, se redresse et s’établit à 37 MW ce trimestre,
  • par une hausse sporadique du segment des grandes toitures (100 à 250 kW), atteignant un niveau de 17 MW, segment où les volumes alloués par les vagues d’appels d’offres restent caractérisés par un taux d’abandon d’environ 40%,
  • par un « petit » pic de raccordement à 8 MW sur le segment des très grandes toitures (250 kW à 1 MW), 
  • par une hausse significative du segment des grandes installations (1 MW et +), s’inscrivant à 135 MW ce trimestre et marqué par un raccordement de 50 MW sur le réseau de transport (« seulement » 85 MW sur le réseau de distribution).

La file d’attente poursuit sa croissance, au rythme actuel de raccordement, elle pourrait représenter 3 ans, voire 4 ans de nouvelles capacités à raccorder.

Cette reprise généralisée à tous les segments pourrait trouver ses raisons dans la mise en service des projets AO CRE 3 et de la 3ème vague d’appels d’offres « toitures 100 à 250 kWc ». La durabilité et l’intensité de cette reprise sont questionnées.

Ce redressement au 2ème trimestre 2017 est un bon signe, toutefois la barre du GW ne sera atteinte qu’à raison de 350 MW par trimestre.

France Territoire Solaire a participé à une étude conduite par FINERGREEN avec ENERPLAN dont la finalité était de déterminer le taux d'avancement des projets lauréats de l'AO CRE 3. La synthèse de cette étude est téléchargeable ici.

 
NB : les chiffres de cet Observatoire concernent la France continentale, ils sont légèrement différents des chiffres du CGDD, car l’Observatoire n’a pas accès aux données de raccordement et de file d’attente des entreprises locales de distribution (ELD), ces dernières n’étant pas publiées.

76 GW de nouvelles installations photovoltaïques raccordées dans le Monde en 2016 (51 GW en 2015)

2016 a effectivement constitué un « grand millésime » au niveau mondial, en croissance par rapport à 2015 (+ 50%). Le marché mondial a atteint 76 GW à fin 2016, contre 51 GW à fin 2015 (sources concordantes : IRENA, SolarPowerEurope…).

Première énergie électrique installée dans le Monde en 2016 (en terme de nouvelles capacités installées).

L’électricité photovoltaïque est compétitive dans de nombreux pays, son prix de revient est devenu inférieur aux autres sources de production d’électricité traditionnelles ou renouvelables.

 

Référence : l’analyse du marché français en 2016

Le niveau de raccordement s’est établi à 551 MW en 2016 (hors ELD), en baisse de 35 % par rapport à la puissance raccordée en 2015.

Cet étiage des raccordements peut s’expliquer comme la conséquence d’une politique de soutien incertaine et chaotique entre 2013 et 2014 perturbant le cycle de développement des projets. Les difficultés d’approvisionnement sur les projets de l’AO CRE 2 (notamment CPV) et AO CRE 3, ainsi que la mise en œuvre « poussive » des projets de l’AO CRE 3 n’ont pas permis de redresser la situation. 

Ce niveau de raccordement est le plus bas jamais observé depuis 2010 (2010 correspondant au démarrage du photovoltaïque en France). Les segments des moyennes toitures (9 à 100 kW) et des grandes installations (1 MW et +) montrent des baisses de plus de 40%, le segment des toitures résidentielles reste stable, seul le segment de grandes et très grandes toitures connaît une croissance de plus de 40%.